Vendredi 30 janvier. Retrouvailles dans nos locaux après un blocus et une session d'examens bien chargés. C'est enfin l'occasion de souffler. Quoique... Certain·e·s étudiant·e·s ne s'arrêtent jamais vraiment et veulent être de la partie, surtout quand Les Ambassadeurs proposent une formation au long cours.
L'entrée en matière est à la fois riche et lourde de sens : bienvenue au procès de Patrick Henry, qui évitera la peine capitale en 1977 grâce au discours de son avocat, Robert Badinter. Si Monia a choisi de ce basé sur ce plaidoyer, c'est non seulement parce qu'il a marqué l'histoire, mais aussi parce que cet argumentaire a fait de ce procès un débat plus large sur l'abolition de la peine de mort, qui a d'ailleurs abouti au vote de la loi en ce sens en France le 18 septembre 1981.
Présentation du procès, analyse des arguments, étude des pièces à conviction... Rien n'est laissé au hasard pour nos Ambassadeur·rice·s, parce qu'après, ce sont elleux qui ont jouté sur ce fameux sujet qu'est la peine de mort.

Samedi matin, les coeurs s'échauffent, les estomacs savourent, les langues se délient (bien qu'elles ne soient jamais trop liées par chez nous).
La journée est consacrée à la pédagogie de notre association, à l'animation sur le terrain, à l'usage de nos outils. On réapprend les bases : les contextes, le fonctionnement, les objectifs. Et si on pense maitriser une animation de A à Z, il s'avère que, parfois, on a perdu quelques lettres en cours de chemin. Les formateur·rice·s commentent, expliquent, s'amusent de certaines situations, et en toute humilité, d'un côté comme de l'autre, on réajuste, on s'aligne. Parce que notre but, derrière tout ça, ce n'est pas la critique gratuite, mais constructive, car d'ici quelques semaines, iels seront à nouveau face à des élèves du secondaire et du primaire pour transmettre le goût de la prise de parole.
Iels terminent la journée par deux joutes verbales : "Oui peut-il vouloir dire non ?" et "Jusqu'ici, tout va bien ?"

Dimanche, dernier jour de ce week-end intense. On s'attaque aux cas concrets : le cadre de sécurité d'une animation. On évoque des situations qui peuvent se produire sur le terrain, tant d'un point de vue collectif qu'individuel. Même s'il est impossible de se préparer à toute éventualité, on essaye de désamorcer certaines postures ou circonstances.
Nous continuons la formation en dédiant à Vers Demain, notre projet de prise de parole lié à l'environnement et à la justice sociale. D'ici quelques semaines, nos jeunes axeront leurs animations sur ces thématiques puisque Vers Demain reprend dans différentes écoles bruxelloises dès le mois de février. On vous donne déjà rendez-vous pour la finale le 14 avril prochain, dans les bâtiments de Bruxelles Environnement.
Nos jeunes Ambassadeur·rice·s ont conclu le week-end par le visionnage du documentaire "Soulèvements", dans le cadre du festival "En ville!". "L’occasion de plonger au cœur d’un film puissant qui donne la parole à celles et ceux qui se soulèvent, nourrissent l’espoir et rappellent la force du collectif face au mépris politique et aux dominations.*" Tout est dit.

*occuponsleterrain.be