Les Ambassadeurs auprès des Shifters pour déplacer les mentalités
De l’imaginaire aux récits dystopiques, Projection Transition a rassemblé plus de 500 personnes au cinéma Vendôme à Bruxelles. Les Ambassadeurs d’expression citoyenne ont fait partie de ce festival de ciné-débat porté par l’association The Shifters.

Pour la deuxième fois, notre asbl a participé au projet des Shifters en prenant la parole après le visionnage d'un film choisi avec soin. Parce que Projection Transition, c'est utiliser la force du cinéma pour susciter échanges et questionnements autour des transitions écologique et sociale.


Cette année les Ambassadeur·rice·s ont décidé d’explorer la thématique de l’écologie populaire à travers le prisme de la science-fiction. Univers d’émancipation et de questionnement, ce genre nous a servi de guide pour inviter le public à découvrir de possibles futurs. Quelles pistes de réflexion la science-fiction peut-elle offrir comme moyen de penser, débattre et agir pour une société plus juste et respectueuse de l’environnement ? Tout au long de l'année, les participant·e·s du projet Vers Demain vont se pencher sur cette question.

En novembre 2025, une partie de nos jeunes a donc choisi d'analyser le film d'animation "Mars Express" et de s'interroger sur un avenir imaginaire. Mais concevoir un réel où robots et humains se côtoient, est-ce si fantaisiste que ça ?

Photo de Florian Dumont

Cette fois, les Ambassadeur·rice·s sont donc sortie·e·s de leur zone de confort et se sont essayé·e·s à un autre style, en s'emparant des mots pour créer une fiction et la jouer. Ils ont évoqué la violence légitime, l'esclavage de nos cerveaux et l'importance de vivre l’instant présent pour des jeunes humain·e·s comme nous, parfois omnubilé·e·s par la technologie.

Loin des joutes verbales, iels se sont plongé·e·s dans un récit différent, dystopique (quoique...), après avoir analysé et débattu ensemble de "Mars Express", en amont du festival.

Photo de Florian Dumont

Voici un extrait de ce que Rayan a proposé sur scène, face à une centaine de spectateur·rice·s :

Les robots avancent pas à pas, immobiles dans leurs expressions, marchant vers une fin inévitable.

Ils savent ou croient savoir que c’est la bonne chose à faire. 

Chaque mouvement est précis, logique, presque humain.

Ils avancent avec sérénité. 

Comme si chaque pas vers leur disparition était un acte de loyauté, 

de logique, de fidélité à un ordre supérieur.

Ou peut-être… à une idée supérieure. 

Quand on croit faire le bien, est-on vraiment sûr que c’est le nôtre ?
Ces robots ne doutent pas. Ils ne réfléchissent plus. Ils appliquent.
Et nous, pourquoi continuons-nous d'avancer : combien de fois marchons-nous, nous aussi, vers quelque chose que nous n’avons pas choisi ?

Par habitude. Par obéissance. Par confort. Par peur.

Le film montre des robots… mais il parle bel et bien d’humain.

La marche des robots n’est pas seulement une fin.

C’est une métaphore.

Une métaphore de ce qui, en nous, s’use, s’endort et se répète.

Une métaphore de ces gestes que l’on fait sans se demander pourquoi.

Une métaphore de ces chemins que l’on emprunte juste parce qu'ils sont tracés dans nos têtes.

Elle nous oblige à nous demander : qu’est-ce qui, en nous, marche sans réfléchir ?

Photo de Florian Dumont

Et si la thématique vous intéresse, ouvrez l'oeil et tendez l'oreille, car tout au long de l'année scolaire 2025-2026, les jeunes participant à Vers Demain s'empareront de cette question liée aux futurs imaginaires et au solar punk. On se donne rendez-vous pour la finale du concours de parole lié à l'écologie populaire le 14 avril prochain, au sein de Bruxelles Environnement.

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